Allocution de Lydia Mutsch lors de la conférence sur la santé périnatale

©MSAN
Lydia Mutsch, ministre de la Santé

Chers docteurs,

Chers professionnels de la santé,

Messieurs les directeurs des hôpitaux,

Mesdames et Messieurs,

Je souhaite exprimer ma grande fierté d’être parmi vous aujourd’hui pour l’ouverture de cette conférence sur la santé périnatale au Luxembourg.

Voilà près de 40 ans que nous avons mis en place un système de surveillance de la santé périnatale au Grand-Duché. D’une version papier révisée à plusieurs reprises, le système de surveillance de la santé périnatale est passé à un système informatique, installé dans toutes les maternités du pays ainsi que chez les sages-femmes libérales, depuis le
1er janvier 2009.

Ce système de surveillance est le fruit d’une étroite collaboration entre la Direction de la santé, le Luxembourg Institute of Health (LIH), nos hôpitaux (CHL, Clinique Bohler, CHEM, CHdN) et tous nos professionnels de terrain impliqués dans la santé périnatale : gynécologues-obstétriciens, pédiatres, néonatologues, infirmières pédiatriques, sans oublier l’engagement exemplaire de près d’une centaine de sages-femmes qui participent à la collecte des données.

Ce travail régulier, accompli au quotidien permet d’aboutir à une analyse qualitative de la santé périnatale. Par vos commentaires et propositions, vous, les professionnels de santé, contribuez à l’amélioration du système de surveillance de la santé périnatale.

Sans cette précieuse collaboration, ce système de surveillance n’aurait pu exister. Et j’en profite pour remercier tous les acteurs qui participent à ce travail d’envergure.

Je tiens également à souligner que, pour que ce système de surveillance perdure au fil du temps, il doit évoluer et s’adapter aux nouvelles exigences, tant au niveau de la protection des données qu’au niveau technique et informatique.

Dans le cadre de cette conférence, nous vous présenterons ainsi la nouvelle solution informatique de collecte des données prévue pour 2019. Plus adaptée aux besoins des partenaires, cette nouvelle solution aura pour objectif d’offrir un avenir durable à ce système de surveillance.

La santé des mères et des enfants est une des priorités de santé publique tant sur le plan national qu’international. La surveillance des indicateurs de la santé périnatale et leur évolution permet de prévoir les situations problématiques nécessitant une prise de décision éclairée dans le domaine de la santé publique.

Je me félicite d’autant plus, que la surveillance médicale des femmes enceintes soit excellente au Grand-Duché. En effet, 99,6% des femmes sont suivies par un professionnel de santé pendant leur grossesse, et plus de 93% consultent dès le premier trimestre de grossesse.

Au cours de cette conférence, des chiffres précis, issus du système de surveillance vous seront présentés. Parmi ceux-ci, je tiens à relever :

  • Une augmentation de 500 naissances entre 2011 et 2016 ;
  • Une augmentation de l’âge des mères ;
  • Une prise en charge d’une population de femmes avec des cultures différentes (128 nationalités différentes en 2016), ce qui constitue un challenge quotidien pour les soignants ;
  • Nous notons aussi une augmentation des grossesses issues de la Procréation Médicalement Assistée, passant de 4,2% en 2011 à 5,6% en 2016.

Ce système de surveillance a permis la mise en place de groupes de travail spécifiques, notamment sur la thématique des césariennes. Ce travail a abouti à l’élaboration de recommandations de la part du Conseil Scientifique dans le domaine de la santé et à la mise en place d’une brochure destinée aux futurs parents. Cette thématique sera abordée lors de cette journée par le Professeur Riethmuller qui nous fait l’honneur d’être parmi nous.

Nous aurons également le plaisir d’accueillir le Professeur Ancel qui nous présentera les résultats d’études sur le pronostic des enfants grands prématurés en France.

Je vous souhaite donc des échanges très fructueux, et vous remercie de votre attention.

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